Interview – Balthazar Magazine (French)

Balthazar-Magazine

Fan de “Charriol” avant même de rencontrer son futur mari. Philippe, la fidélité de Marie-Olga et son engagement envers la marque sont profonds. Si elle a commencé par se consacrer à sa vie de famille, tilt n’an a pas moins été, au fil des années, un soutien pour son mari, jouant même -dans l’ombre- un rôle clé en l’aidant à organiser et à superviser les événements importants de la marque. Ayant porté bijoux et les montres depuis plus d’une décennie, elle fut, à l’évidence, l’ambassadrice idéale, trouvant ainsi tout naturellement sa place au sein de la société.
Élégante et glamour, elle incarne à merveille tout le potentiel féminin dans l’univers tout entier de la marque. Son rôle, aujourd’hui qu’elle a rejoint plus officiellement les instances dirigeantes, est de développer des concepts promotionnels stratégiques toujours fondée sur les valeurs de modernité et d’exigence.
C’est basé sur ces principes que Marie-Olga a organisé avec succès la première “Charriol Polo Cup” féminine. Rencontre…

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QUELLE EST L’ORIGINE DE LA CRÉATION DE LA MARQUE ?
Marie-Olga Charriol : Mon mari, Philippe Charriol, travaillait à l’international pour Cartier. Son métier lui plaisait beaucoup, néanmoins arrivé à un certain stade il a fallu faire des choix et il a décidé de quitter cette grande maison qui lui a beaucoup apporté pour créer sa propre marque… C’était un peu comme un rêve qui devenait réalité… il y a de cela 30 ans.

LE MARCHÉ DE LA MONTRE S’EST BEAUCOUP DÉVELOPPÉ CES DERNIÈRES ANNÉES AVEC UNE AFFLUENCE DE NOUVELLES MARQUES, QUEL EST LE + QU’APPORTE CHARRIOL À L’UNIVERS DE L’HORLOGERIE ?
C’est juste, et nous pensons qu’il y a de la place pour tout le monde. Comme le dit mon man depuis toujours, il fait des montres de qualité, des montres suisses qui restent abordables. D’autre part Philippe est un avant-gardiste, très à l’affût des nouvelles tendances, il est curieux de ce qui plaît ou pas et il a une incroyable faculté d’adaptation quant à la demande, ce qui souvent me bluffe.

QUEL EST VOTRE RÔLE AUJOURD’HUI AU SEIN DE LA SOCIÉTÉ ?
Je suis bien entendu très impliquée depuis toujours, et puis j’aime vraiment cette marque et ce bien avant d’avoir rencontrer Philippe. Mon rôle est tout d’abord de soutenir mon mari dans ses projets . Il aime être entouré par sa famille et avoir leur avis sur ce qu’il fait, même si au final le capitaine du bateau c’est lui. Et de manière plus concrète, je m’occupe des relations publiques et de l’événementiel, ce qui me ravie. Certains disent aussi que je suis la touche féminine de la marque (sourire).

QUELLES SONT VOS ASTUCES DE COMMUNICATIONS, CAR VOUS ÊTES UNE MAISON FAMILIALE ET VOS BUDGETS COMMUNICATIONS EN CES TEMPS DE “CRISE” NE SONT PROBABLEMENT PAS EXTENSIBLES ?
C’est juste, nous essayons d’être inventifs. Nous participons également à bon nombre d’événements tels : le polo, les courses automobiles, le golf… Nous avons aussi un certain nombre de personnalités qui ont accepté et acceptent encore de porter nos montres pour lors d’occasions particulières. Et enfin, nous sommes partenaire officiel de certains festivals comme le Festival du Film de Télévision de Monaco.

OUI DESSINE TOUTES LES RÉALISATIONS SIGNÉES « CHARRIOL » ?
Mon mari, Philippe Charriol.

A-T-IL NÉANMOINS DÉJÀ ENVISAGÉ DE FAIRE DESSINER UNE “COLLECTION CAPSULE” PAR EXEMPLE, PAR UN DESIGNER DE RENOM TEL ARIK LÉVY, MARC NEWSON, CLAUDIO COLUCCI OU D’AUTRES ?
Nous ne l’avons pas encore fait, mais c’est en effet une chose tout à fait envisageable. Philippe est très ouvert aux nouvelles idées, donc pourquoi ne pas rencontrer l’un de ces messieurs, ou peut être une femme d’ailleurs, et envisager une collaboration… La porte est ouverte !

J’AI NOTÉ QUE VOUS DÉVELOPPIEZ ÉGALEMENT UNE LIGNE DE BIJOUX POUR HOMME…
Oui, c’est juste et je dois avouer que mon mari qui est généralement plutôt avant-gardiste, a, de prime abord, été très frileux sur cette idée, mais nous avons su le convaincre. Les hommes aujourd’hui osent affirmer leur part de féminité et porter des bagues, des bracelets et même des pendentifs. Bien sur, dans un registre plus classique, nous avons également de très beaux boutons de manchette, et nous développons aussi une ligne de boucles de ceinture coordonnées… ainsi qu’une ligne de maroquinerie.

QUEL EST L’ADN DE LA MARQUE ?
En quittant Cartier, il a réfléchi à la meilleure direction prendre, essentiellement pour se différencier de cette marque mais aussi des autres. Il a donc pensé au fil d’acier dont il a fait l’ADN de la marque. On le rtetrouve aussi bien dans les bracelets de montre, que dans les bracelets simples, ou encore mélangé à d’autres matériaux selon son inspiration.

PARMI VOS PROJETS À VENIR, PEUT ON ESPÉRER PEUT-ON ESPÉRER UNE BOUTIQUE « CHARRIOL » EN FRANCE ET PEUT-ÊTRE À PARIS ?
Oui absolument. Nous revenons en force sur le marché français, par le biais de distributeurs, c’est important pour nous et pour nos clients. Et un peu plus tard, une boutique éponyme. Mais en attendant nous aurons le plaisir de vous recevoir dans notre “pop up store éphémère” au sein de la boutique Nathalie Garçon, qui nous accueille dès le 28 avril et jusqu’au mois de juillet Galerie Vivienne à Paris…

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